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Guide des prix d’un verger au m2

23 avril

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Calculer le coût d’un verger au m² nécessite de séparer le prix d’acquisition du foncier agricole et les dépenses d’aménagement (préparation du sol, achat des plants, irrigation et palissage).

Alors que l’intérêt pour l’autonomie fruitière et la diversification agricole progresse en France, l’investissement initial varie selon le mode d’exploitation retenu. Comptez en moyenne entre 0,65 €/m² pour le foncier brut et jusqu’à 6 €/m² pour l’aménagement complet d’une parcelle arboricole.

Prix d’un terrain au m²variable suivant les régions
Un cognassier ( jeunes plantes en pot de 1,5 L)à partir de 15,99 €
Un figuier (pour des plantes en pot de 3 L)autour de 21,50 €
Un noisetier entre 7,99 € à 34,99 €
La nectarine entre 20 et 75 €
Un pêcher, un pommier et un poirier entre 20 et 45 €
Un poirier et un pommier en espalier entre 60 et 80 €
Un prunier : mirabelle et quetsche entre 20 et 55 €

Prix au m² d’un verger : quels sont les types existants de vergers ?

On appelle un verger un espace qui se destine spécialement à la plantation d’arbres fruitiers. Les propriétaires de vergers ont l’avantage d’avoir toute une variété de fruits toujours à portée de main. On peut trouver différents types de vergers. Ce sont principalement :

Le petit verger

C’est une forme commune de verger dans les villes, d’où son autre nom « jardin de ville ». Au contraire du pré-verger, vous n’avez besoin que d’une superficie entre 50 à 100 m² située dans le jardin, un balcon ou une terrasse pour en créer un.

Le pré-verger

Un pré-verger s’apparente à l’agroforesterie. Nul besoin d’établir un plan de verger puisque les arbres y sont plantés librement. Souvent, on a moins de 100 arbres par hectare dans ce type de verger.

Le verger bio

Connu pour produire des fruits plus goûteux exempts de pesticides et concentrés en arômes, ce verger favorise les variétés de fruits moins sensibles aux maladies. Les arbres y poussent lentement, au rythme de la nature.

Le verger conservatoire

Contribuant à la sauvegarde de notre patrimoine fruitier, on y cultive surtout des fruits oubliés.

Type de verger Surface moyenne Coût aménagement (hors foncier) Équipements clés
Petit verger (Jardin / Ville) 50 à 100 m² 15 € à 35 € / m² Fruitiers nains, tuteurs, arrosage manuel
Pré-verger (Agroforesterie) 0,5 à 2 hectares 0,80 € à 2,50 € / m² Protections contre le bétail, scions haute-tige
Verger Bio diversifié 0,2 à 1 hectare 3 € à 6 € / m² Goutte-à-goutte, paillage végétal, bandes fleuries
Verger professionnel intensif Supérieur à 1 hectare 4 € à 8 € / m² Palissage, filets paragrêle, station de fertirrigation

Quels sont les facteurs à prendre en compte dans l’estimation du prix au m² d’un verger ?

prix verger au m²

L’évaluation du coût d’un verger, au m² ou dans sa globalité, implique de considérer la région. En effet, le prix du terrain varie d’une région à une autre. Suivant vos possibilités, la superficie d’un verger peut se compter en hectares ou en ares. Mais le prix d’un verger est aussi inhérent au niveau de productivité de votre lopin de terre, ainsi que du marché. Chaque type et chaque variété d’arbres fruitiers que vous souhaitez y planter a un prix plus ou moins abordable.

Vous allez devoir inclure dans le budget le coût de la plantation des fruitiers. C’est essentiel pour démarrer l’exploitation. Pour la création d’un verger, le tarif de la main-d’œuvre équivaut souvent au SMIC s’ajoutant aux charges sociales. Le prix pour installer l’irrigation comprenant la pose et l’achat du matériel viendra alourdir la note. N’oublions pas de mentionner le coût d’entretien du verger.

Les divers outillages nécessaires à l’exploitation tels qu’un filet, un tuteur, un sécateur, une débroussailleuse ; la mécanisation comme un tracteur… Tout cela représente un coût annexe à prévoir. Il va sans dire qu’une récolte productive vous astreint à investir dans la protection phytosanitaire et la fertilisation. Un bon entretien de vos fruitiers les prémunit contre les maladies.

L’estimation du prix au m² d’un verger dépend aussi du prix des arbres fruitiers

Le prix d’un arbre fruitier est déterminé par sa variété, son âge, sa hauteur, voire sa circonférence.

Prix des variétés classiques d’arbres fruitiers

Les arbres fruitiers se vendent à des prix variés. Celui d’un cognassier est à partir de 15,99 €, tandis les tarifs commencent autour de 21,50 € pour des plantes en pot de 3 L.

Pour un noisetier, le prix d’acquisition varie de 7,99 € à 34,99 €. Si vous désirez acheter une nectarine, vous devez prévoir un budget compris entre 20 et 75 €.

Le prix d’un pêcher est identique à celui d’un pommier et celui d’un poirier. Celui-ci oscille généralement entre 20 et 45 €. Cela-dit, le prix est plus élevé en ce qui concerne le poirier et le pommier en espalier : entre 60 et 80 €.

Quant au prunier mirabelle et quetsche, il faut un budget allant de 20 à 55 €. Sinon, une demi-tige d’amandier coûte entre 25 et 45 € ; et un abricotier, entre 25 et 55 €. Par ailleurs, le prix d’un cerisier ou d’un châtaignier commun tourne autour de 20 à 55 €, suivant la variété.

Selon le type de verger, la culture de fruitiers nains peut s’effectuer à un coût compris entre 35 à 65 € la pièce. En outre, les arbres fruitiers exotiques sont disponibles à un prix compris entre 35 et 75 € l’unité. Enfin, à titre indicatif toujours, un plant de vigne peut coûter entre 25 et 45 €.

La réglementation et les subventions dans le développement des vergers

La réglementation et les subventions jouent un rôle crucial dans le développement des vergers, influençant à la fois les coûts initiaux et les dépenses à long terme. En France, les propriétaires de vergers doivent se conformer à diverses réglementations locales, notamment celles concernant l’utilisation des pesticides, la protection des paysages, et la gestion de l’eau.

Ces règles visent à assurer une production durable et respectueuse de l’environnement. Par exemple, les zones classées Natura 2000 ou d’autres zones protégées peuvent restreindre certaines pratiques, obligeant les agriculteurs à adopter des méthodes spécifiques, souvent plus coûteuses, mais respectueuses de l’environnement.

Elles peuvent également imposer des coûts supplémentaires, comme l’achat de produits biologiques ou l’installation de systèmes d’irrigation conformes aux normes environnementales.

En outre, l’implantation d’un verger à proximité de cours d’eau est soumise au respect des zones de non-traitement (ZNT), qui imposent des distances minimales lors de l’application de produits phytopharmaceutiques afin de préserver les milieux aquatiques. Ces distances varient selon la dangerosité des substances utilisées et les arrêtés préfectoraux en vigueur. De la même manière, les restrictions liées à la ressource en eau sont renforcées en période de sécheresse. Les arrêtés préfectoraux de sécheresse peuvent limiter, voire interdire temporairement, l’irrigation agricole selon le niveau d’alerte atteint, ce qui oblige à anticiper des systèmes d’arrosage économiques ou alternatifs.

Par ailleurs, la traçabilité des traitements phytosanitaires est devenue incontournable. Les exploitants doivent consigner précisément les produits utilisés, les doses appliquées, les dates d’intervention et les parcelles concernées, notamment dans le cadre des contrôles réglementaires ou pour répondre aux exigences des démarches environnementales comme l’Agriculture Biologique ou la certification Haute Valeur Environnementale. Cette obligation concerne en priorité les vergers à vocation professionnelle, mais elle influence aussi les pratiques des projets semi-professionnels.

Enfin, l’accès aux aides agricoles est conditionné au respect des règles de la Politique Agricole Commune. Les obligations PAC conditionnelles intègrent désormais des exigences environnementales renforcées, telles que la protection des sols, la limitation des intrants, la préservation de la biodiversité et le respect des zones tampons. Ces subventions sont disponibles pour encourager la plantation et l’entretien des vergers.

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Aide à la rénovation des vergers : 8 millions d’euros mobilisés (2025-2027)

Dans le cadre du Plan de souveraineté pour la filière fruits et légumes, FranceAgriMer déploie une enveloppe globale de 8 millions d’euros pour soutenir les campagnes d’implantation et de rénovation. Ce dispositif octroie une aide forfaitaire calculée à l’hectare, ce qui simplifie le chiffrage prévisionnel de votre exploitation.

Dépenses éligibles prises en charge par le forfait :

  • La préparation du sol : arrachage des anciens vergers, sous-solage et amendements de fond.
  • L’achat des plants certifiés auprès de pépiniéristes agréés.
  • La plantation et l’installation du matériel de palissage, sous réserve d’une réalisation durant la même campagne.

Attention : L’attribution des subventions est conditionnée au dépôt d’un dossier complet lors des fenêtres d’ouverture de la téléprocédure FranceAgriMer. Les travaux ne doivent en aucun cas débuter avant la confirmation de réception de votre demande par l’administration.

Qui peut en bénéficier et quelles sont les priorités ?

Cette aide s’adresse principalement aux exploitants agricoles, avec une attention particulière portée aux projets jugés stratégiques pour le secteur. Pour augmenter les chances d’obtenir la subvention, certaines priorités d’éligibilité sont clairement mises en avant.

Le renouvellement des exploitants est un axe fort : les dossiers portés par des Jeunes Agriculteurs ou de nouveaux installés sont particulièrement encouragés, afin de soutenir la transmission et le dynamisme du secteur agricole.

La lutte contre les maladies des cultures constitue également une priorité. Les projets intégrant des variétés plus résistantes sont valorisés, car ils permettent de réduire l’usage de produits phytosanitaires et d’améliorer la durabilité des exploitations.

La notion de souveraineté alimentaire en fruits joue aussi un rôle important. Les projets concernant des espèces pour lesquelles la France dépend fortement des importations, notamment certaines baies ou fruits tropicaux, sont considérés comme prioritaires.

Enfin, la performance environnementale est un critère déterminant. Les exploitations engagées dans des démarches comme l’Agriculture Biologique (AB) ou la certification Haute Valeur Environnementale (HVE) peuvent bénéficier d’une bonification dans l’attribution de l’aide.

Les coûts éligibles : ce qui est pris en charge

Il est important de noter que cette aide ne couvre pas tous les coûts d’un verger (comme l’irrigation ou le matériel d’occasion). Elle se concentre sur l’essentiel de l’implantation :

  • La préparation du sol (arrachage des anciens arbres, sous-solage, fumure de fond).
  • L’achat des plants (au prix hors taxe).
  • La plantation elle-même.
  • Le cas échéant, l’installation du palissage, à condition qu’elle soit réalisée durant la même campagne de plantation.

Bons à savoir !

Le choix de la parcelle n’est pas à laisser au hasard. Les fonds de vallées encaissées, les endroits situés près d’un chêne ne sont pas faits pour y aménager un verger. Préférez un sol fertile, sain, pas trop loin de chez vous. Enfin, optez pour des arbres fruitiers adaptés à votre climat local.

Foire aux questions

Quel est le prix moyen d’aménagement d’un verger au m² ?

Hors coût du terrain, l’aménagement d’un verger professionnel ou semi-professionnel coûte entre 1,50 € et 6 € par m² (soit 15 000 € à 60 000 € l’hectare). Ce montant comprend le sous-solage, l’achat des scions, l’installation d’un système de goutte-à-goutte et le palissage. Pour un petit verger familial (50 à 100 m²), le tarif d’aménagement oscille entre 15 € et 35 € par m² en raison de l’achat de plants à l’unité en jardinerie.

Quel budget prévoir pour créer un verger bio ?

L’installation d’un verger biologique nécessite un budget d’aménagement compris entre 3 € et 6 € par m². La différence tarifaire s’explique par le coût d’acquisition de variétés résistantes aux maladies, l’installation de toiles de paillage ou de paillis végétal au pied des arbres, et le recours à des équipements de désherbage mécanique.

Existe-t-il des aides ou subventions pour créer un verger ?

Oui. Les exploitants peuvent solliciter le plan de rénovation des vergers de FranceAgriMer (aide forfaitaire à l’hectare), la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA) dans le cadre de la PAC, ainsi que des aides régionales spécifiques pour l’implantation de haies et les projets en agroforesterie.

Quel est le prix d’un terrain agricole pour planter un verger ?

D’après les données foncières de la SAFER, le prix moyen national d’une terre agricole libre s’établit à 6 460 € par hectare (soit environ 0,65 € / m²). Si la terre est louée sous bail rural, la valeur moyenne s’élève à 5 350 € par hectare (soit environ 0,53 € / m²).

Guy BLER

J’ai grandi dans une famille d’artisans où j’ai appris à aimer les travaux de rénovation. Aujourd’hui, je partage mon expérience pour vous offrir des conseils simples et efficaces, afin que vous puissiez estimer vos projets en toute confiance.

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